Le 18 mars 2020, les actions européennes tombaient au plus bas de la crise du Covid. Elles ont connu depuis une forte remontée, qui a de bonnes chances de se poursuivre. Mais ce ne sera pas le cas pour toutes.

L’Europe est encore en crise, l’économie n’a pas encore retrouvé son niveau de production de 2019, mais les Bourses européennes, elles, ont enregistré depuis le point bas du 18 mars 2020 – si l’on en juge par l’indice Eurostoxx 600- une forte remontée. Cet indice a quasiment retrouvé son plus haut historique, atteint à la mi-février 2020. Est-ce à dire que les valeurs risquent désormais de plafonner ?

Le contexte macro-économique nous incite à un certain optimisme. Comme nous le soulignons depuis novembre 2020, il a profondément changé. Les politiques économiques actuelles n’ont rien à voir avec celles conduites après la crise financière de 2008 : au cours des mois à venir, nous allons cumuler en Europe taux d’intérêt très bas et relance budgétaire. La vaccination, synonyme d’ici l’été de ré-ouverture de la plupart des activités, va permettre de libérer une épargne considérable, alimentant la consommation.

Autant dire que nous changeons de régime économique. La stagnation qui a prévalu au cours des années 2010, sous l’effet des politiques budgétaires restrictives, n’a plus cours. Nous passons d’un régime de stagnation à un régime de reflation, combinant croissance économique et inflation.

Déjà, les prix des matières premières s’inscrivent en forte hausse, le prix du fret a été multiplié par trois depuis janvier 2020. Et nos échanges avec les dirigeants d’entreprises nous laissent entrevoir une poursuite de ces tendances inflationnistes. Ce contexte macro-économique, mêlant croissance et inflation, dont ont besoin les Etats pour se désendetter, sera aussi favorable aux actions, dans la mesure où les banques centrales sauront gérer la hausse des taux d’intérêt, contrôlant la courbe des taux.

Le « momentum » change de camp

A plus court terme, nous allons constater l’effet sur le marché des stratégies « momentum », très en vogue, consistant à acheter les valeurs ayant le plus progressé sur 12 mois, et au contraire à vendre celles qui ont baissé. Le 18 mars est, à cet égard, une date clé : nombre de valeurs affichant encore une perte sur un an, vont repasser en territoire positif, puisque le calcul de leur évolution aura pour base le point bas des marchés de la mi-mars 2020. Il va en résulter des revirements importants : les cycliques, délaissées jusqu’à maintenant par ces stratégies « momentum », seront privilégiées, de même que les titres classés en catégorie  « value ». A l’inverse, les valeurs croissance passeront au second rang, ainsi que celles relevant de la stratégie « qualité ». Bref, le « momentum » change de camp, tirant bientôt vers le haut des valeurs sur lesquelles il pesait depuis la crise. Le secteur de la santé va en pâtir, alors que les valeurs financières en bénéficieront au contraire.

Sans nécessairement s’aligner sur ce mode d’investissement, il faut savoir l’intégrer dans sa stratégie. C’est ce que fait BDL Capital Management, en intégrant dans son portefeuille « long » une plus forte proportion de valeurs financières, désormais soutenues par les stratégies « momentum », mais aussi en jouant à contre-courant de celles-ci : les entreprises du secteur de la consommation courante vont être pénalisées par ces stratégies, d’où une baisse de leurs cours source d’opportunités d’investissement.

Le retour en grâce du stock picking

Au-delà, la perspective d’une sortie de crise est déjà synonyme de décorrélation entre les actions. Si le covid avait entraîné un effondrement généralisé des cours boursiers, l’effet de marché l’emportant sur tout, la corrélation diminue entre les titres, revenant autour d’un niveau normal, proche 20%. La stratégie de stock picking, de recherche des valeurs au potentiel intéressant, reprend alors tout son sens. Elle permet de sur-performer le marché. C’est déjà le cas pour BDL, dont le fonds « long » Convictions affiche une performance double de celle de l’indice de référence depuis le premier janvier (+12% contre +6% pour l’Eurostoxx 600). Une performance qui tient pour partie à la sélection de valeurs recelant un potentiel financier élevé, par delà la croissance de leurs revenus. Ce potentiel s’est concrétisé dans plusieurs cas depuis le début de l’année. BDL bénéficie ainsi, entre autres, du spin off décidé par Vivendi, qui va coter UMG, et de l’opération similaire menée par Daimler. Deux annonces qui ont engendré une forte hausse des cours.

La stratégie « Long/Short » recèle aussi un potentiel important. A l’heure où la création monétaire exubérante fait se déverser des milliards d’euros sur des secteurs encore peu matures, comme la tech, l’investissement dans ces actifs à la valeur désormais déconnectée de toute réalité économique est très loin d’être sans risque. Voilà pourquoi BDL fait preuve d’une grande prudence à l’égard de ces valeurs, et a « shorté » certaines d’entre elles. Une stratégie déjà mise en œuvre au début de l’année, BDL ayant cherché à mettre à profit l’éclatement de la bulle « clean energy » : les entreprises de ce secteur ont vu leurs cours s’effondrer sous le seul effet de l’arrêt flux acheteurs en provenance des ETFs. Le fonds « Long/Short » de BDL affiche ainsi une performance +11% depuis le premier janvier.

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