La notation « climat » des entreprises n’est plus seulement un sujet ESG, elle trouve sa place, désormais, au cœur des problématiques financières. Une entreprise mal notée de ce point de vue aura toutes les peines à créer de la valeur. Considérée de plus en plus comme à risque, elle sera confrontée à une hausse inexorable du coût de son capital, ce qui obérera mécaniquement sa performance financière.

L’annonce récente du groupe Crédit Agricole, d’une notation climat de toutes les entreprises cotées clientes de la banque, s’inscrit dans cette tendance. Nul doute que les groupes affichant peu d’ambitions environnementales verront s’accroître le coût de leurs emprunts.

L’atout d’une note « propriétaire »

Voilà pourquoi BDL Capital Management a placé la question climatique au cœur de sa notation ESG. Spécialiste de l’analyse fondamentale, BDL a été confrontée, comme tout le marché, à un manque d’informations disponibles : celles-ci sont fragmentaires et incomplètes, ne permettant pas une analyse approfondie de l’engagement ESG d’une entreprise.

C’est la raison pour laquelle BDL a fait le choix d’une note propriétaire (interne), fondée sur une information puisée à la source, complétant les informations publiques, exploitées par les agences de notation.

QIRA , pour mesurer la soutenabilité à long terme des entreprises

A donc été élaboré un système de notation interne baptisé QIRA (Quality Investing Responsible Analysis), qui mesure la soutenabilité à long terme des entreprises. Cette méthode repose informations précises, obtenues auprès des entreprises dans lesquelles nous sommes investis ou envisageons d’investir. Elle s’appuie sur le savoir faire de BDL Capital Management en matière d’analyse fondamentale des sociétés : le choix structurant a été fait de confier l’étude des pratiques ESG aux analystes chargés de l’analyse financière fondamentale des entreprises. Ils exploitent bien sûr les rapports annuels publiés par les entreprises, mais multiplient aussi les contacts avec les dirigeants. Pour parvenir à une note QIRA (sur 20), évaluant l’engagement ESG des entreprises, ils leur transmettent chaque année pas moins de 30 questions.

L’absence de réponse à certaines des interrogations est bien sûr prise en compte dans l’évaluation. L’effort de transparence compte pour la moitié de la note, pour chacun des trois piliers, E, S et G. La qualité des pratiques compte pour l’autre moitié.

Concernant la qualité de l’engagement environnemental, BDL s’appuie aussi sur l’évaluation de CDP (Carbon Disclosure Project), qui fait aujourd’hui référence. En revanche, pour la note S et G, seules les informations obtenues auprès des entreprises sont exploitées par les analystes, qui s’appuient aussi sur leur connaissance précise des sociétés suivies.

Une pondération importante pour l’ambition climat

BDL a fait le choix d’attribuer des pondérations différentes aux trois piliers de la notation ESG. Ainsi, l’ambition environnementale compte à elle seule pour 40% de la note finale, le vrai changement de paradigme pour les entreprises étant aujourd’hui lié à la question de l’environnement. De même que pour la gouvernance, dont la pondération est de 40%. Celle du social est de 20%.

Une note environnement de 14,6/20

Chaque entreprise entrant dans le portefeuille de BDL Capital Management se voit donc attribuée une note QIRA. Si la moyenne atteint 13,6/20 au total, la note QIRA environnement atteint 14,6/20, une majorité de sociétés se situant au dessus de 14.

Accompagner les entreprises

BDL a choisi de ne pas exclure systématiquement les entreprises dont la note serait trop faible. L’objectif de BDL est plutôt de les accompagner dans le changement, la note QIRA évoluant bien sûr que sont réalisés des efforts de transparence et de qualité de l’engagement.